Tant pis si les articles font peu de likes, s’ils sont utiles à celles et ceux qui les lisent

7 juillet 2026

Il y a un an, je me suis fixé un rendez-vous simple : publier un article de fond chaque mois.

Un texte qui prend le temps de poser une idée, de la travailler, de la relier à mon métier, à mes convictions, à ce que j’observe sur le terrain.

Douze mois plus tard, le constat est clair : ces articles ne font pas beaucoup d’impressions sur LinkedIn.

Ils ne créent pas de pic spectaculaire. Ils ne déclenchent pas des dizaines de commentaires. Ils ne sont probablement pas le meilleur format pour séduire l’algorithme.

Tant pis.

Je les écris pour celles et ceux qui prennent le temps de lire. Pour les quelques personnes qui vont jusqu’au bout. Pour celles et ceux qui m’en reparlent ensuite dans un message, lors d’un rendez-vous, après une conférence ou au détour d’un échange.

Une phrase qui reste. Une idée qui fait réfléchir. Une discussion qui s’ouvre. Parfois, c’est suffisant pour donner du sens à un article et récompenser le temps passé à l’écrire.

Bien sûr, quand on publie, on espère être lu. Ce serait absurde de prétendre le contraire.

Les chiffres existent. Ils donnent une indication. Ils permettent de comprendre ce qui circule, ce qui accroche, ce qui attire l’attention.

Ils ne disent pas tout.

Une impression n’est pas une lecture. Une réaction n’est pas toujours une adhésion. Un commentaire n’est pas toujours une preuve d’intérêt.

À l’inverse, un article peu visible peut toucher juste auprès de quelques personnes concernées.

Je parle de vente, de posture commerciale, de management, de relation client, de responsabilité, de pertinence. Ce sont des sujets qui méritent parfois mieux qu’une formule rapide ou une astuce en trois lignes.

La vente est déjà assez caricaturée.

On la réduit vite à des techniques, à des scripts, à des outils, à des méthodes miracles. On cherche la phrase qui convertit, l’outil qui automatise, le process qui sécurise tout.

La réalité du terrain est plus exigeante. C’est pour cela que le contenu de fond garde sa place.

Il n’est pas toujours le plus visible. Il demande un effort. Il suppose de cliquer, de lire, de rester quelques minutes sur une idée. Dans un fil d’actualité qui défile vite, ce n’est pas le chemin le plus facile.

Écrire ces articles m’oblige aussi à travailler ma propre pensée.

Avant de publier, il faut choisir un angle. Clarifier une conviction. Vérifier que l’idée tient debout. Trouver les bons mots. Éviter les formules trop simples. Assumer ce que l’on pense vraiment.

Cet exercice m’aide à rester cohérent.

Cohérent avec ce que je dis en formation. Cohérent avec ce que je défends en conférence. Cohérent avec l’idée d’une vente plus responsable, plus pertinente, plus humaine.

Au fond, écrire un article, ce n’est pas seulement communiquer, c’est assumer une position.

Pas pour donner des leçons ni pour prétendre détenir une vérité définitive. Pour contribuer à une réflexion sur un métier que j’exerce, que j’observe et que je transmets depuis longtemps.

Parce que quelques lecteurs y trouvent quelque chose d’utile. Parce que certains sujets méritent plus qu’un post rapide. Parce que mettre du fond dans la discussion commerciale me semble nécessaire.

Et aussi parce que cet exercice me fait progresser.

Un an plus tard, je ne sais pas combien de personnes lisent vraiment ces articles jusqu’au bout. Merci a tous ceux qui le font.

Je sais pourquoi je les écris.

Depuis l’école, j’ai toujours eu du mal à me plier à des règles que je trouvais absurdes. Faire plaisir à l’algorithme fait partie de ces règles auxquelles j’aime déroger.

Cela m’a parfois coûté.

Toujours moins que le plaisir et la fierté de rester cohérent avec ce que je crois juste.

Alors oui, je vais continuer à écrire des textes qui ne feront peut-être pas le buzz.

Des articles qui prennent quelques minutes à lire, 4 à 5 minutes maximum, faut pas exagérer non plus !

Des articles qui parlent de vente, de posture, de responsabilité, de pertinence. Des articles qui essaient, modestement, de valoriser un métier trop souvent réduit à des clichés ou à des techniques.

Je le fais aussi dans mon engagement bénévole aux Dirigeants Commerciaux de France (DCF) – Fédération Nationale , parce que je crois que notre métier mérite d’être mieux compris, mieux valorisé et mieux transmis.

Tant pis si cela fait peu de likes.

N’hésitez pas à me partager votre opinion sur le sujet